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Comment soutenir la retraite dans un Canada super âgé

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Comment les Canadiens se sentent-ils vraiment à l’idée de vieillir? Explorez les résultats surprenants de l’enquête annuelle sur le vieillissement au Canada, publiée par l’Institut national sur le vieillissement (INV), avec le soutien de Manuvie, et découvrez trois façons d’aider les participants à adopter la longévité.

Longevity Institute

À l’instar de nombreux pays développés dans le monde, la population canadienne vieillit rapidement et deviendra bientôt une société très âgée. Bien qu’il existe différentes mesures, les pays dont la population est beaucoup plus âgée sont considérés comme étant super âgés. À l’heure actuelle, 19 % des Canadiens ont plus de 65 ans. D’ici une dizaine d’années, on s’attend à ce que ce nombre atteigne près du quart de la population et, d’ici un peu plus de deux décennies, on prévoit qu’il y aura près de 2,5 millions de Canadiens âgés de plus de 85 ans , soit plus que le nombre de jeunes de 15 à 19 ans à l’heure actuelle.

Cette longévité représente un défi fondamental pour le secteur de la retraite. Ce sujet crucial est exploré dans l’enquête annuelle sur le vieillissement au Canada publiée par l’Institut national sur le vieillissement (NIA), avec le soutien de Manuvie. Ce partenariat s’appuie sur l’engagement de Manuvie à l’égard de la préparation à la longévité et le lancement de l’Institut de la longévité, une plateforme mondiale qui encourage les initiatives visant à aider les gens à vivre plus longtemps, en meilleure santé et en plus grande sécurité financière.

La planification de la longévité au-delà des finances

Il est compréhensible que les fournisseurs de régimes accordent une grande importance aux aspects financiers de la planification future, car après tout, bon nombre d’entre eux ne sont pas préparés à la vie après leur carrière. Selon l’enquête de l’Institut national sur le vieillissement, plus d’un travailleur sur cinq a épargné moins de 5 000 $ pour sa retraite. Cependant, la réalité de la vie après le travail va au-delà des considérations financières. Dans une étude récente de Manuvie, un retraité a déclaré : « J’ai vu des gens incapables de faire face à la retraite. La question n’est pas d’ordre financier. Il s’agit de garder un but dans sa vie. »

Trois façons d’aider vos participants à adopter la longévité

Renforcer la résilience financière

Une vie plus longue signifie aussi une retraite plus longue et, conjuguée au coût élevé de la vie, l’épargne pour l’avenir peut sembler presque impossible pour les participants. L’enquête sur le vieillissement au Canada a révélé que la plupart des Canadiens ne se sentent pas prêts financièrement à prendre leur retraite quand ils le souhaitent. De même, bon nombre d’entre eux sont contraints de cesser de travailler prématurément en raison d’une maladie ou pour prendre soin d’un proche.

Pour cette raison, il est essentiel d’aider les participants à maximiser leur épargne pendant leurs années de travail. Le partage de ressources éducatives comme des webinaires et des articles peut mieux les aider à comprendre les finances et les placements. En même temps, la promotion des programmes du régime comme les cotisations patronales et l’accès à un conseiller financier agréé peut aider à combler les lacunes en matière d’épargne.

Mettre l’accent sur la santé préventive

Le rapport de l’Institut national sur le vieillissement (INV) a révélé que la grande majorité des Canadiens de plus de 50 ans avaient besoin de services de santé au moins une fois au cours de l’année écoulée. Selon le gouvernement du Canada, de nombreuses maladies, y compris les maladies chroniques, peuvent être évitées ou retardées par des choix de vie et d’autres mesures.

Des ressources sur les modes de vie sains sont peut-être déjà disponibles dans le cadre de votre régime de retraite, notamment des programmes liés au bien-être et des avantages sociaux. De plus, vous pouvez partager les ressources de votre fournisseur d’assurance maladie, si elles sont disponibles, ou tout avantage en matière de bien-être offert par l’employeur, y compris des rabais sur le conditionnement physique ou des comptes de dépenses liées au mode de vie, par exemple.

Cultiver les liens sociaux

Il est facile d’oublier qu’en plus d’un chèque de paie, le travail donne aux gens les liens sociaux et les relations qu’ils pourraient autrement manquer. L’enquête de l’Institut national sur le vieillissement a révélé que près de la moitié des Canadiens âgés sont à risque d’isolement social et que la plupart d’entre eux déclarent se sentir seuls. Ce sentiment a été repris dans notre sondage annuel lorsqu’un retraité a déclaré : « J’ai été surpris de voir à quel point mon emploi me manquait ». Un autre a déploré « le manque de connexion en travaillant avec les gens tous les jours ».

Les employeurs sont bien placés pour favoriser l’engagement social par le biais de partenariats ou d’affiliations communautaires existants. Certains soutiennent des activités de bénévolat, des programmes de mentorat ou des équipes sportives au sein de l’organisation. Il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse d’un engagement important de la part de l’employeur, mais simplement d’une reconnaissance du fait que le maintien des liens sociaux à la retraite est aussi important que d’autres facteurs.

Pourquoi une approche holistique de la planification de la retraite est-elle importante?

Les Canadiens vivent plus longtemps et ce changement démographique a une incidence sur le secteur de la retraite et sur le soutien dont les travailleurs ont besoin de la part des employeurs. Étant donné que la durée de la retraite peut s’étendre sur plusieurs décennies, les participants doivent tenir compte de leur santé sociale et physique, ainsi que de leur résilience financière. Ce passage à une planification plus holistique tient compte de la qualité de la retraite et non plus seulement de la durée. En adoptant cette approche à trois volets, les promoteurs et les conseillers peuvent véritablement répondre aux besoins de la prochaine génération de retraités.

Les commentaires formulés dans la présente publication ne sont donnés qu’à titre indicatif et ne doivent pas être considérés comme des conseils juridiques, financiers ou fiscaux donnés à l’égard d’un cas précis. Toute personne ayant pris connaissance des renseignements formulés ici devrait s’assurer qu’ils conviennent à sa situation en demandant l’avis d’un spécialiste.