Équipe Solutions multi-actifs Perspectives récentes sur la répartition de l’actif
Avril 2026
Perspective sur la répartition de l’actif : des portefeuilles résilients dans des marchés incertains
L’IA et les conflits mondiaux influencent les marchés : la diversification demeure essentielle
Thèmes clés à l’échelle mondiale
En ce moment, les marchés sont façonnés par trois courants forts : l’incertitude macroéconomique, le développement de l’IA et une façon plus ingénieuse d’aborder la diversification.
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Conflit au Moyen-Orient : risques énergétiques et incertitudes macroéconomiques - La seule chose qui soit claire concernant le conflit au Moyen-Orient, c’est qu’il est impossible d’établir un calendrier précis ou de faire des prévisions fiables.
- Nous analysons actuellement les hostilités sous trois angles : la durée, les dégâts causés aux infrastructures et l’aggravation du conflit. Jusqu’à présent, la durée a dépassé nos prévisions et nous commençons à voir les répercussions du conflit se répercuter sur les données macroéconomiques, comme l’inflation. L’ampleur exacte des dégâts causés aux infrastructures reste à déterminer, mais, à l’heure où nous écrivons ces lignes, ils ne semblent pas irréversibles. Les marchés peuvent donc continuer à considérer les perturbations liées au conflit comme temporaires.
- Nous examinons les conséquences du conflit sur la croissance et l’inflation davantage en termes de position dans le classement que d’estimation ponctuelle. À cet égard, l’Amérique du Nord est relativement épargnée, mais l’Europe est un peu plus touchée. Les marchés émergents subissent des conséquences plus rapides et avec plus d’intensité.
- Les banques centrales ont adopté des positions adaptées aux circonstances : les institutions nord-américaines sont prêtes à attendre des signes d’effets secondaires sur l’inflation, alors que l’Europe se montre légèrement plus prudente et le Royaume-Uni et les marchés émergents ont adopté l’attitude la plus restrictive.
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L’IA: bulle ou essor? - L’IA ne se comporte pas comme une bulle classique. L’accent n’est plus mis sur l’engouement médiatique, mais sur les investissements à grande échelle dans les puces électroniques, les centres de données et les systèmes d’alimentation, financés principalement par une solide trésorerie. Les dépenses restent supérieures aux recettes et à la productivité à court terme, mais le développement se poursuit.
- La position de tête sur le marché est devenue plus sélective. Les atouts se concentrent dans des domaines clés tels que les semi-conducteurs, les mémoires, les équipements électriques, la modernisation des réseaux et les systèmes de refroidissement. Certaines entreprises de logiciels sont à la traîne, car la monétisation prend plus de temps, les cycles de négociation s’allongent et la concurrence entre les plateformes s’intensifie.
- Nous restons optimistes, mais nous gardons l’œil sur les valorisations. Nous nous concentrons sur les domaines de l’IA qui affichent une dynamique de croissance claire en termes de bénéfices et surveillons l’évolution du chiffre d’affaires ainsi que la disponibilité des ressources. Compte tenu des valorisations élevées, des résultats inférieurs aux attentes pourraient entraîner des corrections. Par conséquent, nous privilégions une gestion rigoureuse de la taille des positions et une répartition équilibrée entre les valeurs de croissance de qualité, les valeurs cycliques sélectionnées et les valeurs de rendement sur l’ensemble des marchés boursiers.
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La diversification n’est pas morte, mais elle a évolué - L’idée reçue selon laquelle les obligations constituent une couverture fiable contre les actions semble moins valable lorsque l’inflation ou les tensions géopolitiques prennent le dessus. Les récentes tensions au Moyen-Orient ont fait grimper les prix de l’énergie et empêché les rendements obligataires de baisser, alors même que les actions reculaient. Cela souligne l’importance de constituer des portefeuilles qui s’appuient sur plusieurs sources de rendement plutôt que de se reposer sur une seule couverture.
- Les chances de placements en actions se multiplient à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, les valorisations élevées justifient une diversification plus large entre les styles et les capitalisations boursières afin de réduire le risque de concentration. Par ailleurs, le Japon, l’Europe et certains secteurs des marchés émergents offrent des possibilités ciblées. Les conflits au Moyen-Orient ont contribué à un recul des actions non américaines et à un renforcement temporaire du dollar américain, ce qui pourrait offrir l’occasion de renforcer l’exposition aux marchés non américains à mesure que la situation se stabilise.
- Nous voyons d’un œil favorable les actifs de diversification autres que les actions et les obligations traditionnelles. Les répartitions aux métaux précieux, aux placements alternatifs liquides et aux actifs réels diversifiés peuvent contribuer à renforcer la résilience du portefeuille lorsque les corrélations entre actions et obligations s’affaiblissent et que les couvertures traditionnelles perdent de leur fiabilité.
Source : Gestion de placements Manuvie, au 31 mars 2026. Ces perspectives sont mises à jour tous les trimestres. Ce commentaire est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue pas une approbation d’un titre, d’un fonds commun de placement, d’un secteur ou d’un indice. Aucune prévision n’est garantie.
Aperçu par catégorie d’actif
- Nous conservons une légère surpondération des actions, soutenue par une tendance solide des bénéfices, une croissance mondiale soutenue et des thèmes de placement axés sur la productivité, tels que l’IA. Si les valorisations, les pressions inflationnistes et l’incertitude géopolitique générale continuent de présenter des risques, le contexte macroéconomique actuel reste favorable aux actifs à risque.
- Nous maintenons notre sous-pondération des titres à revenu fixe, compte tenu des risques de hausse de l’inflation et des pressions budgétaires croissantes qui pèsent sur les rendements à long terme. Nous privilégions les durées plus courtes et constatons que les faibles écarts de crédit, notamment sur les titres de première qualité, limitent le potentiel de hausse malgré la bonne santé des bilans des entreprises.
Ensemble des actions
- Nous avons réduit la pondération des actions américaines, qui est maintenant neutre, car les valorisations initiales élevées limitent le potentiel de hausse malgré la bonne tenue des bénéfices, les placements liés à l’IA et les mesures politiques favorables. Compte tenu des risques liés à une inflation tenace et de la possibilité que des résultats décevants ou des difficultés macroéconomiques déclenchent un recul du secteur technologique, nous privilégions une stratégie en haltère (« barbell approach ») qui fait l’équilibre entre une croissance de qualité et une valeur cyclique.
- Nous avons relevé notre recommandation sur les actions canadiennes à surpondérer, grâce à des facteurs favorables liés aux matières premières et à la rotation vers les secteurs de valeur et cycliques, tels que les matériaux et l’industrie, qui dominent le marché canadien. Nous sommes conscients des risques liés aux droits de douane et à l’incertitude touchant les échanges commerciaux, qui pourraient entraîner des fluctuations à court terme.
- Nous avons relevé notre recommandation sur les marchés émergents à surpondérer, en raison de l’amélioration de la croissance, de l’augmentation des flux d’investissements liés à l’IA et de valorisations attractives par rapport aux marchés développés. Malgré les risques liés aux échanges commerciaux, la hausse des prix des matières premières donne un coup de pouce supplémentaire aux principaux marchés émergents exportateurs.
Actions provenant de régions ou de secteurs précis
- Nous avons relevé notre recommandation sur les actions japonaises à surpondérer, car les perspectives à court terme sont soutenues par une meilleure dynamique conjoncturelle, un contexte budgétaire favorable et des résultats solides. Les réformes structurelles et les progrès constants en matière de gouvernance viennent renforcer notre vision positive à long terme.
- Nous conservons une position neutre sur l’Europe hors Royaume-Uni, les signaux macroéconomiques en amélioration et les valorisations favorables étant contrebalancés par une tendance à la baisse des bénéfices et par des risques géopolitiques et liés aux prix de l’énergie élevés. Nous privilégions la valeur plutôt que la croissance, en ciblant des possibilités en particulier sur des marchés tels que l’Espagne et la Suède.
- Nous conservons une surpondération des actions de la région Asie-Pacifique hors Japon, en nous concentrant sur certaines occasions dans les marchés qui bénéficient d’une croissance régionale solide et d’une demande liée à l’IA au niveau des chaînes d’approvisionnement, comme Taïwan et la Corée du Sud.
- Nous avons relevé notre recommandation sur les actions du secteur des infrastructures à surpondérer, en raison de leurs valorisations raisonnables, de leurs revenus solides et de leur résistance naturelle à l’inflation. La demande structurelle liée au développement des centres de données dédiés à l’IA, les investissements continus dans les énergies renouvelables et la modernisation des réseaux électriques constituent de solides facteurs de croissance à long terme.
- Nous continuons de surpondérer les matières premières, en privilégiant les métaux de base tels que l’aluminium, soutenus par une forte demande et des contraintes d’approvisionnement persistantes. L’or reste un actif intéressant pour diversifier un portefeuille à long terme, tandis que nous restons prudents vis-à-vis du pétrole compte tenu des risques géopolitiques actuels.
Titres à revenu fixe
- Nous avons réduit notre exposition globale aux titres américains de première qualité. En termes de durée, nous continuons de privilégier les possibilités à court et moyen terme aux États-Unis, car les actifs à plus long terme n’ont pas permis de protéger le portefeuille face aux récents bouleversements géopolitiques, alimentés par les craintes d’une inflation liée au pétrole. Par ailleurs, nous prévoyons que des facteurs structurels défavorables à long terme exerceront une pression à la hausse sur les rendements des obligations à long terme.
- Nous conservons une position neutre sur les obligations à haut rendement américaines, compte tenu d’un contexte macroéconomique favorable. Nous misons toutefois sur un potentiel de hausse limité en cas de nouveau resserrement des écarts.
- En Asie, nous continuons à privilégier les titres à haut rendement par rapport aux titres de première qualité, car leurs rendements globaux plus élevés offrent une protection plus intéressante face aux incertitudes du marché. Elles ont également tendance à être influencées par les fondamentaux propres à chaque entreprise, ce qui les rend moins sensibles aux facteurs macroéconomiques défavorables.
- Nous conservons une surpondération sur la dette des marchés émergents, même si nous privilégions la dette libellée en monnaie locale, dans la perspective d’un affaiblissement continu du dollar américain.
- Nous conservons une position neutre sur les obligations convertibles, car la solidité des fondamentaux de crédit et la volatilité implicite des actions supérieure à la moyenne sont contrebalancées par les risques géopolitiques persistants et les pressions inflationnistes. La concentration de cette catégorie d’actif dans des secteurs à forte croissance, tels que celui des technologies, représente à la fois un risque et un facteur potentiel de hausse.
Marchés privés
- Nous restons optimistes quant aux infrastructures mondiales, car certaines tendances à long terme, notamment la numérisation et la décarbonation, nécessitent des investissements en capital importants à long terme et perdurent à travers les cycles de marché.
- Le crédit privé reste une catégorie d’actif très intéressante. Si certains sous-secteurs présentent des risques accrus, les fondamentaux restent globalement stables. Le ralentissement de la demande, en raison de l’actualité récente, a entraîné une légère hausse des écarts de taux sur les nouveaux prêts, ce qui profite aux prêteurs. Les rendements globaux se situent toujours juste en deçà ou juste au-delà de 10 %.
- Nous sous-pondérons les placements privés puisque leurs valorisations sont élevées, la période de détention est longue, les conditions de sortie sont restreintes et les bénéfices tirés de l’effet de levier sont réduits. L’ampleur du secteur et la rotation plus lente au sein de celui-ci remettent en question la capacité à maintenir les hypothèses de rendement historiques.
Accent sur la catégorie d’actif
Renforcer la diversification dans un marché en pleine évolution
Alors que les corrélations actions-obligations s’accentuent, un éventail plus large d’outils peut aider les investisseurs à s’adapter à un contexte macroéconomique en pleine mutation.
Les frais de traitement du cuivre atteignent des niveaux historiquement bas
Pression à la hausse sur les prix du cuivre
Rendements des catégories d’actif
Les rendements des classes d'actifs comprennent les prévisions de l'équipe Solution multi-actifs quant à la performance des différentes classes d'actifs sur un horizon de 5 ans et de 20 ans et plus.
Rendements attendus
Source : Équipe Solutions multi-actifs, Gestion de placements Manuvie, au 31 décembre, 2025. Les données du modèle sont des facteurs de recherche de Gestion des placements Manuvie et ne constituent pas des prévisions pour une catégorie d'actif, un fonds commun de placement ou un instrument de placement en particulier. Pour amorcer le processus de placement, l'équipe des solutions multi-actifs formule des attentes prospectives sur cinq ans en matière de risque et de rendement, élaborées à l'aide de diverses techniques de modélisation quantitative et complétées par des données qualitatives et fondamentales ; les hypothèses sont ensuite ajustées en fonction des cycles économiques et des taux de croissance tendanciels. Les graphiques présentés ici peuvent contenir des projections ou d'autres déclarations prospectives concernant des événements futurs, des objectifs, une discipline de gestion ou d'autres attentes, et ne sont valables qu'à la date indiquée. Rien ne garantit que de tels événements se produiront et, s'ils devaient se produire, le résultat pourrait être sensiblement différent de celui présenté ici.
Les informations contenues dans ce document, y compris les déclarations concernant les tendances des marchés financiers, sont basées sur les conditions actuelles du marché, qui fluctueront et peuvent être remplacées par des événements ultérieurs sur le marché ou pour d'autres raisons.
Ce matériel ne doit pas être considéré comme une recommandation actuelle ou passée ou comme une sollicitation d'une offre d'achat ou de vente de produits d'investissement ou d'adoption d'une stratégie d'investissement. Il n'est pas possible d'investir directement dans un indice. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
Équipe Solutions multi-actifs
L’équipe stratégique Macroéconomie mondiale fournit des prévisions et des services de recherche en matière d’économie mondiale et fait partie de l’équipe Solutions multi-actifs. Les analyses de l’équipe Macroéconomie mondiale contribuent à éclairer les décisions de positionnement de l’équipe Solutions multi-actifs ainsi que les points de vue des autres équipes de placement au sein de Gestion de placements Manuvie.
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Nathan W. Thooft, CFA
Chef des placements, Équipe Solutions multi-actifs, actions mondiales
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Robert E. Sykes, CFA
Gestionnaire de portefeuille principal, chef de la répartition de l'actif, États-Unis, Équipe Solutions multi-actifs
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James Robertson, CIM
Gestionnaire de portefeuille principal et chef, Solutions multi-actifs, Canada et chef, Répartition tactique de l’actif, Équipe Solutions multi-actifs
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Luke Browne
Gestionnaire de portefeuille principal, Chef mondial. Équipe Solutions multi-actifs, et Chef des solutions multi-actifs pour l'Asie
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Geoffrey Kelley, CFA
Gestionnaire de portefeuille principal, chef mondial, Solutions systématiques en matière d'actions, Équipe Solutions multi-actifs
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Benjamin W. Forssell, CFA
Gestionnaire de portefeuille clients multi-actifs mondiaux, Équipe Solutions multi-actifs
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Eric Menzer, CFA, CAIA, AIF
Chef mondial, Solutions services-conseils, Gestionnaire de portefeuille principal, Équipe Solutions multi-actifs
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