Aller au contenu principal

Votre stratégie en matière de garanties est-elle adaptée?

Publié :

Mis à jour :

La population active vieillit. Votre stratégie en matière de garanties est-elle adaptée?

À mesure que les Canadiens travaillent plus longtemps, les employeurs pourraient devoir repenser la manière dont les garanties accompagnent les employés à chaque étape de leur carrière.

Cleveland Clinic and Manulife experts share how to adapt to this shift in the labour market. Des experts de la Cleveland Clinic et de Manuvie expliquent comment s’adapter à cette évolution du marché du travail.

L’allongement de l’espérance de vie, les parcours professionnels non linéaires et le report de l’âge de la retraite sont en train de transformer la main-d’œuvre canadienne. Aujourd’hui, de plus en plus de Canadiens choisissent de continuer à travailler au-delà de ce qui était autrefois considéré comme l’âge traditionnel de la retraite, ou y sont contraints.

 

Cette évolution se fait déjà sentir sur le marché du travail. Statistique Canada[1] a indiqué qu’en 2025, la participation à la population active des Canadiens âgés de 65 ans et plus a atteint 15,2 %, ce qui représente près de 1,2 million de personnes âgées qui occupaient un emploi ou qui en cherchaient un.

 

Le moment choisi pour toucher la retraite publique peut également influencer les décisions de certains employés en matière de retraite. Comme le souligne le gouvernement du Canada[2], les prestations du Régime de pensions du Canada augmentent de 0,7 % pour chaque mois de report après l’âge de 65 ans, jusqu’à atteindre 42 % à l’âge de 70 ans. Les prestations de la Sécurité de la vieillesse (SV)[3] augmentent de 0,6 % par mois après 65 ans, pour atteindre 36 % à 70 ans.

 

Pour les employeurs, l’allongement de la durée de vie active soulève une question importante et concrète : les régimes d’assurance collective actuels sont-ils toujours adaptés à la main-d’œuvre à laquelle ils s’adressent?

Trois points à retenir pour les employeurs

  • Réévaluez les garanties en tenant compte de l’allongement de la durée de la carrière : Envisagez d’offrir ou d’améliorer la couverture pour les soins virtuels, les services en santé mentale, la prise en charge des maladies chroniques et les médicaments sur ordonnance.
  • Améliorez l’information et la communication sur les garanties : Des messages qui s’adressent explicitement aux travailleurs âgés et expliquent comment ces garanties s’appliquent à eux peuvent contribuer à mieux les faire connaître et à en favoriser l’utilisation.
  • Intégrez la prévention dans la stratégie relative à la main-d’œuvre : Les soins de santé préventifs, les modalités de travail flexibles, les mesures d’aménagement et le soutien précoce peuvent aider les employés à rester en meilleure santé et productifs plus longtemps, tout en réduisant le nombre de demandes de règlement d’invalidité.

Les garanties qui mériteraient d’être réexaminées

Selon le Dr Vipan Nikore, médecin spécialiste en médecine interne à la Cleveland Clinic Canada et directeur médical de l’équipe Assurance collective, Canada de Manuvie, de nombreuses personnes dans la soixantaine doivent composer avec une ou plusieurs maladies chroniques. Les personnes de cette tranche d’âge sont également susceptibles de devoir concilier ces responsabilités avec celles liées à la prise en charge de parents âgés, de leur conjoint ou d’autres membres de leur famille.

 

« En revanche, les jeunes employés pourraient privilégier les mesures de soutien dans d’autres domaines de la santé, comme la santé mentale ou la fondation d’une famille », explique le Dr Vipan Nikore. « Une plus grande diversité d’âges au sein de l’effectif implique que les employeurs doivent tenir compte d’un éventail plus large de priorités en matière de santé et de bien-être. »

 

Comme bon nombre de ces besoins peuvent s’étendre sur plusieurs décennies, les employeurs peuvent établir des bases solides qui accompagneront les employés tout au long de leur carrière. Plutôt que d’abandonner un régime existant et d’y ajouter de tout nouveaux produits et outils, le Dr Vipan Nikore recommande d’envisager d’améliorer les volets existants, comme la couverture des médicaments sur ordonnance, le soutien en santé mentale, les services de soins virtuels et la gestion des maladies chroniques.

 

Les soins virtuels peuvent constituer l’un des piliers du régime. Certains régimes d’assurance collective de Manuvie, par exemple, donnent accès à programme d’aide aux employés et aux membres de leur famille pour des services de santé mentale en français et en anglais et à la Maven Clinic pour les problèmes de santé susceptibles de se manifester plus tard au cours de la carrière, tant chez les hommes que chez les femmes, notamment la ménopause, les troubles du sommeil, et bien d’autres encore.

 

La couverture des médicaments sur ordonnance devient de plus en plus importante pour cette tranche d’âge, car les personnes sont plus susceptibles que leurs homologues plus jeunes de devoir composer avec une ou plusieurs maladies chroniques. Selon le Dr Vipan Nikore, des régimes améliorés pour ces médicaments pourraient s’avérer utiles.

 

Il n’est pas facile de répondre aux besoins d’employés dont l’âge varie entre 20 et 70 ans. « Il peut être avantageux d’offrir des garanties adaptables, comme des comptes gestion-santé, qui permettent aux employés de personnaliser l’aide dont ils bénéficient en fonction de leurs besoins spécifiques en matière de santé », explique le Dr Vipan Nikore.

 

Bien que de nombreux employeurs offrent déjà ces outils et ces services, Jennifer Foubert, vice-présidente adjointe et cheffe, Produits et croissance pour l’Assurance collective à Manuvie Canada, affirme que la sensibilisation aux garanties est tout aussi importante, et qu’elle ne devrait pas se faire selon une approche unique.

 

« Une communication qui invite explicitement les travailleurs âgés à participer aux programmes de mieux-être, de santé et de soins numériques, et qui les intègre à ces initiatives, peut avoir des effets considérables », affirme-t-elle.

 

Le rôle de la prévention

La prévention concerne toutes les tranches d’âge. « Traditionnellement, de nombreux régimes d’assurance collective visent avant tout à soutenir les employés lorsque des problèmes surviennent », explique Jennifer Foubert. Les carrières plus longues peuvent nécessiter une approche plus proactive.

 

« Pendant des années, les régimes d’assurance collective ont été conçus principalement pour intervenir lorsque les gens tombaient malades », explique Jennifer Foubert. « Et compte tenu du vieillissement de la main-d’œuvre, cette approche n’est tout simplement pas suffisante. »

 

Le Dr Vipan Nikore recommande aux employeurs d’envisager d’adopter une politique axée sur la prévention afin d’atténuer les risques pour la santé, de contribuer à renforcer la résilience à long terme, de réduire le nombre de blessures futures et de diminuer le risque de maladies chroniques à mesure que les personnes vieillissent. « Étant donné que les personnes travaillent plus longtemps, les mesures de prévention en matière de santé mises en place dès le début de la carrière d’un employé peuvent avoir des avantages à long terme pour les employeurs », affirme-t-il.

 

Cette approche préventive peut prendre de nombreuses formes, notamment la vaccination, les examens préventifs, l’atténuation des répercussions des problèmes de santé existants (tels que les troubles musculosquelettiques, cardiovasculaires ou métaboliques, comme le diabète) et la promotion d’un mode de vie sain, notamment en matière d’alimentation, de sommeil, de gestion du stress et d’activité physique.

 

Les employeurs peuvent contribuer à la prévention de manière concrète. Cela pourrait notamment consister à offrir l’accès à des diététistes, à soutenir des programmes de désaccoutumance au tabac ou à encourager la pratique de 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée par semaine, comme le recommandent les Lignes directrices canadiennes en matière d’activité physique[4].

 

Vieillir en bonne santé : une stratégie pour la main-d’œuvre

Prendre soin de la santé des salariés à mesure qu’ils vieillissent ne se limite pas aux consultations médicales et aux rendez-vous chez les professionnels de santé.

 

« Vieillir en bonne santé au travail, c’est aider les employés à préserver leur bien-être global tout en continuant à travailler », explique le Dr Vipan Nikore, de la Cleveland Clinic Canada.

 

« D’un point de vue médical, cela consiste notamment à soutenir et à optimiser leur autonomie et leur capacité fonctionnelle grâce à des examens de dépistage réguliers et à la prise en charge des maladies chroniques », explique-t-il. Du point de vue du monde du travail, cela peut se traduire par la mise en place d’environnements où chacun peut apporter sa contribution en toute sécurité et de manière constructive, et ce, plus longtemps. Selon le Dr Vipan Nikore, les modalités de travail flexibles, une charge de travail facile à gérer, la sécurité psychologique et les occasions de continuer à apprendre sont autant de facteurs importants.

 

Selon Jennifer Foubert, cette vision plus large est importante, car une main-d’œuvre plus diversifiée sur le plan de l’âge peut apporter une richesse d’expérience et une grande valeur ajoutée à un employeur. 

 

« Les employés âgés de 60 à 70 ans constituent une source essentielle d’expérience et de stabilité; ils apportent souvent une connaissance approfondie de l’organisation, un réseau de relations avec la clientèle et une expertise technique qu’il est difficile et coûteux de remplacer », explique-t-elle. « Le vieillissement de la main-d’œuvre constitue à la fois un défi et une occasion stratégique. » 

 

Ce que les employeurs peuvent vérifier dès maintenant

Les employeurs n’ont pas besoin d’attendre que la majeure partie de leur personnel ait plus de 65 ans pour agir. Jennifer Foubert suggère de commencer par examiner la conception des régimes, les critères d’admissibilité aux garanties, la couverture en cas d’invalidité, les politiques d’aménagement, les programmes de retour au travail et la formation des directeurs, en tenant compte de l’allongement de la durée de la carrière.

 

Cet examen peut également porter sur des mesures de soutien concrètes en milieu de travail, comme des horaires flexibles, des postes de travail ergonomiques et du temps réservé aux rendez-vous médicaux.

 

« Les gestionnaires des ressources humaines devraient considérer le fait de vieillir en bonne santé comme une stratégie relative à la main-d’œuvre plutôt que comme une simple question de soins de santé ou de garanties », affirme le Dr Vipan Nikore.

 

Pour les employeurs, la question qui se pose ensuite est la suivante : alors que de plus en plus de Canadiens prolongent leur vie active jusqu’à 60 ou 70 ans, votre régime d’assurance collective tient-il compte des réalités d’une main-d’œuvre qui travaille plus tard qu’auparavant?

 

Les renseignements présentés dans cet article ne doivent pas être considérés comme des conseils médicaux applicables à des situations particulières. Les circonstances individuelles peuvent varier. Consultez toujours un professionnel de la santé pour obtenir des conseils en matière de santé.

Cleveland Clinic Canada
Manuvie est fière de compter sur l’aide de Cleveland Clinic Canada pour diriger le volet médical de ses activités d’assurance collective. Cleveland Clinic Canada possède une vaste expérience en soins de santé et a le même objectif que Manuvie, soit celui d’aider les Canadiens à mener une vie meilleure, plus longue et en meilleure santé. C’est une organisation à but non lucratif qui est à l’avant-garde de la médecine moderne depuis 1921. Au cours des dernières années, Cleveland Clinic a travaillé avec des entreprises progressistes au Canada et partout dans le monde pour mettre à l’avant-plan la santé et le bien-être des membres de leur personnel, de leur clientèle et des collectivités.