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Bonne question : peut-on prévenir le cancer du sein?

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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes au Canada; il représente environ le quart de tous les nouveaux cas de cancer1 . Pour beaucoup de gens, cela soulève une question importante : peut-on prévenir le cancer du sein?

La réponse n’est pas tout à fait simple. Le risque de cancer du sein dépend de facteurs biologiques, du mode de vie et des risques environnementaux. Certains facteurs peuvent être modifiés, mais pas d’autres.

Nous avons demandé à la Dre Sonal Gandhi, oncologue médicale et membre de l’équipe des services-conseils à la Cleveland Clinic Canada, qui occupe le poste de directrice médicale des activités d’assurance collective de Manuvie, de nous aider à faire le point sur ce que l’on sait, ce qui reste moins clair et le rôle que joue la prévention dans ce contexte.

Peut-on prévenir le cancer du sein?

Il n’est pas possible de prévenir entièrement le cancer du sein. Bien que de nombreux facteurs indépendants de la volonté d’une personne aient une forte influence sur le risque de présenter un cancer du sein, certains facteurs liés au mode de vie peuvent contribuer à réduire ce risque.

Quels facteurs de risque sont hors de notre contrôle?

Les deux principaux facteurs de risque de cancer du sein sont le fait d’être une femme et le vieillissement. Les antécédents familiaux peuvent également augmenter le risque, bien que la plupart des cancers du sein ne soient pas liés à une mutation génétique héréditaire connue2. Le fait d’avoir des antécédents familiaux de cancer du sein ne signifie pas pour autant que vous en développerez nécessairement un.

Sur quels facteurs de risque pouvons-nous agir?

Certains facteurs de risque peuvent être influencés par les choix que nous faisons. Le fait de maintenir un poids santé, d’éviter de fumer, de limiter ou d’éliminer la consommation d’alcool et de faire de l’exercice physique peut contribuer à réduire le risque de cancer du sein. Cependant, réduire le risque ne revient pas à l’éliminer complètement.

Le dépistage, qui consiste à rechercher le cancer avant l’apparition de symptômes, joue un rôle différent. Il ne réduit pas le risque de développer un cancer du sein, mais peut permettre de le détecter plus tôt.

Quelle incidence les choix de mode de vie peuvent-ils avoir?


L’incidence des choix de mode de vie varie d’une personne à l’autre, car chacune présente un risque initial différent, influencé par des facteurs tels que l’âge, les antécédents familiaux, la densité mammaire et les antécédents hormonaux.

Bon nombre de ces facteurs ne peuvent être modifiés, tandis que d’autres nécessitent des décisions personnelles ou médicales complexes. Par exemple, le moment où survient la grossesse et le fait d’avoir allaité ou non peuvent avoir une incidence sur le risque de cancer du sein3. La plupart des gens, toutefois, ne prennent pas leurs décisions en matière de procréation dans le but de réduire leur risque de cancer du sein.

L’autoexamen des seins permet-il de dépister le cancer du sein?

Les autoexamens étape par étape que l’on enseignait autrefois aux femmes ne sont plus recommandés de façon systématique, car les recherches n’ont pas démontré qu’ils amélioraient les résultats liés au cancer du sein4. Ils peuvent également entraîner de fausses alertes et des tests inutiles.

Les spécialistes encouragent plutôt les femmes à « être attentives à leurs seins » en apprenant à reconnaître la texture et l’aspect normaux de leurs seins. Cela peut les aider à repérer les changements qui pourraient nécessiter une consultation médicale.

Quel est le rôle des mammographies?

Les mammographies constituent le principal examen de dépistage du cancer du sein chez les personnes présentant un risque moyen. Elles peuvent aider à dépister le cancer du sein à un stade précoce, lorsqu’il est parfois plus facile à traiter.

Pour les personnes présentant un risque moyen, les recommandations en matière de dépistage varient d’une région à l’autre au Canada. Selon le lieu de résidence, les mammographies de routine peuvent commencer entre 40 et 50 ans et se poursuivent généralement jusqu’à l’âge de 74 ans. Il peut être recommandé aux personnes présentant un risque plus élevé de commencer le dépistage plus tôt ou de subir des examens de dépistage supplémentaires.

En général, les femmes plus jeunes ont tendance à avoir un tissu mammaire plus dense, ce qui peut rendre l’interprétation des mammographies plus difficile. Cela pourrait entraîner une augmentation du nombre de résultats faussement positifs, des examens supplémentaires et des biopsies qui, en fin de compte, ne révèlent aucune présence de cancer. Les recommandations en matière de dépistage visent à trouver un équilibre entre les avantages d’une détection précoce et les risques potentiels liés à des examens inutiles; c’est pourquoi les mammographies de routine ne sont généralement pas recommandées pour les femmes de moins de 40 ans présentant un risque moyen.

Cela dit, toute personne qui remarque des changements au niveau de ses seins devrait consulter un professionnel de la santé, qui pourra déterminer si d’autres examens sont nécessaires, qu’elle soit admissible ou non au dépistage systématique.

Quel rôle les tests génétiques peuvent-ils jouer dans la gestion du risque de cancer du sein?

Les tests génétiques peuvent aider à repérer les personnes présentant un risque particulièrement élevé.

Des antécédents personnels ou familiaux marqués de certains cancers peuvent inciter une personne à consulter un professionnel de la santé, qui pourra l’aider à évaluer son risque en examinant ses antécédents personnels et familiaux et, le cas échéant, l’orienter vers des services de consultation ou de tests génétiques. Cependant, le fait d’avoir des antécédents familiaux de cancer du sein ne signifie pas nécessairement que vous présentez une mutation génétique.

Il peut être recommandé aux femmes considérées comme à haut risque de compléter leurs mammographies par une IRM mammaire, en particulier lorsqu’elles sont plus jeunes et que le tissu mammaire est plus dense.

Que peuvent faire les gens pour réduire leur risque de cancer du sein?

Vous n’avez peut-être pas de contrôle sur tous les facteurs de risque, mais vous pouvez prendre des mesures concrètes pour réduire votre risque et améliorer votre état de santé général. Le fait de comprendre votre risque personnel peut vous aider à faire des choix éclairés en matière de mode de vie et à déterminer, avec l’aide de votre professionnel de la santé, à quel moment commencer le dépistage.  Certains choix de mode de vie peuvent contribuer à réduire votre risque de cancer du sein, tandis que le dépistage peut favoriser une détection précoce.

Prévention au travail

Votre régime d’assurance collective peut comprendre des ressources et des services destinés à favoriser l’adoption d’habitudes saines, l’accès aux soins et le bien-être général.

Vérifiez si votre régime d’assurance collective offre des garanties comme les suivantes :

Soins de santé en ligne (soins de santé virtuels)

Accès sur demande à des professionnels de la santé en mesure de fournir des conseils médicaux et d’aider les personnes à faire face à leurs préoccupations en matière de santé et à déterminer les mesures à prendre

Deuxième avis médical

Examen confidentiel d’un diagnostic grave ou complexe ou d’un plan de traitement par des spécialistes indépendants, afin d’aider les patients et leurs médecins à prendre des décisions éclairées quant aux prochaines étapes

Outils numériques

Ressources accessibles par l’intermédiaire de l’application Services mobiles Manuvie qui peuvent aider les participants à accéder à leurs avantages sociaux et à trouver des renseignements utiles pour leur santé et leur bien-être

Services de diététiste et d’entraînement personnel

Soutien permettant à chaque personne d’élaborer des plans nutritionnels et d’entraînement adaptés à son profil de santé et à ses objectifs

Services de consultation en santé mentale

Soutien confidentiel destiné aux personnes qui doivent composer avec les répercussions émotionnelles d’un problème de santé ou d’un diagnostic

Si vous êtes un employeur :

Nous vous invitons à consulter notre rapport spécial, Santé et travail des femmes : pour un milieu de travail plus résilient, qui contient des renseignements et des conseils utiles pour créer des milieux de travail plus favorables à la santé des femmes.

Cet article est fourni à titre indicatif seulement. Il ne vise pas à diagnostiquer ou à traiter un problème de santé. Si vous avez des questions ou des inquiétudes concernant votre situation ou si vous souhaitez obtenir des conseils médicaux, consultez votre médecin ou votre fournisseur de soins de santé.


Cleveland Clinic Canada

Manuvie est fière de compter sur l’aide de Cleveland Clinic Canada pour diriger le volet médical de ses activités d’assurance collective. Cleveland Clinic Canada possède une vaste expérience en soins de santé et a le même objectif que Manuvie, soit celui d’aider les Canadiennes et Canadiens à mener une vie meilleure, plus longue et en meilleure santé. C’est une organisation à but non lucratif qui est à l’avant-garde de la médecine moderne depuis 1921. Au cours des dernières années, Cleveland Clinic a travaillé avec des entreprises progressistes au Canada et partout dans le monde pour mettre à l’avant-plan la santé et le bien-être des membres de leur personnel, de leur clientèle et des collectivités.